Y aurait-il un nouveau géant de l’animation ? Alors que l’équipe Pixar / Disney semble avoir un coup de mou – Rebelle et Les Mondes de Ralph n’ayant pas brillé au box-office – Dreamworks, leur concurrent direct, enchaîne les pépites. Après un Cinq Légendes particulièrement réussit, le studio est déjà de retour avec Les Croods, une famille préhistorique tentant d’échapper à la dérive des continents. Nouveau succès en vue ?

Sur le papier, Les Croods ne paraît pourtant pas avoir les épaules pour marquer les esprits. Un road movie banal rappelant L’Àge de Glace dont le quatrième épisode sorti en juin dernier s’intitulait justement « la dérive des continents ». Même chose pour la morale un tantinet naïve : on y prône l’esprit de famille, l’acceptation des différences, la capacité de changer. Bref, rien de nouveau sous le soleil.

Heureusement, il ne faut pas 5 minutes aux Croods pour mettre tout le monde d’accord. Une séquence d’introduction où l’on verra cette famille réinventer à sa manière le football américain. Un passage surprenant, inventif, drôle, à l’image des 85 minutes qui suivront. Loin de balancer des banals clichés, le film possède cette capacité de se renouveler sans cesse tout en conservant certaines tournures humoristiques. Ainsi, si l’on se bidonne devant l’invention de la chaussure, on attend avec impatience le prochain « ta taaa taaaaaa » de Belt, le paresseux de compagnie de Guy. Toujours amusant sans sombrer dans de l’affectif lourdingue, le long-métrage possède toutes les qualités pour nous empêcher de nous ennuyer une seule seconde.

La force des Croods se retrouve aussi dans ses personnages déjà cultes. Si l’on retrouve tous les stéréotypes de la famille type : le père têtu, la mère protectrice, l’ado rebelle et on en passe, chacun possède un trait de caractère le rendant à la fois drôle et attachant. Altercations entre Grug et sa belle-mère Gran, bébé féroce, mais aussi tigre à dents de sabres géant et autres « chien », chaque protagoniste marque durablement le film de son empreinte. Aucun doute, leurs goodies vont s’arracher.

Si Dreamworks est encore loin de la machine Disney en terme d’expérience, le studio a su prouver sa valeur en proposant coup sur coup des films de grande qualité à la fois visuelle et scénaristique dont Les Croods en est encore un parfait exemple. N’oublions pas que dans la fable de La Fontaine, ce n’est pas le Lièvre qui gagne la course…

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Auteur : Allan
LeBlogDuCinéma
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Créée

le 11 avr. 2013

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