A l'époque, quand je suis tombé nez à nez avec l'affiche du film sans préparation, le choc a été rude : encore des personnages tirés de l’œuvre leur ayant donné naissance, pour (tenter d') en faire quelque chose de drôle. Il faut dire que cette année-là, et les suivantes, le cinéma franaçis était très malade. Si quelques rares fulgurances arrivaient sur les écrans ("RRrrrr", Malabar Princess,...) la France produisait beaucoup de films oubliés sitôt vus et plus encore de grosses bouses bien odorantes (les 11 Commandements, les Rivières pourpres 2, Double Zero...)
Et donc Eric & Ramzy essaie de jouer les bandits les plus sympathiques du Far West vu par la France. Pour cela, ils vont se rapprocher des Céquicemec et Jesépanonplus, les deux acteurs qui "joueront" Jack et William, des personnages plus transparents qu'un verre d'eau. (d'ailleurs, qui peut me sortir les noms des acteurs sans regarder ?). Et ils vont jouer leur numéro respectif habituel : Eric va faire l'énervé en toutes circonstance, pour tout et rien. Ramzy va faire le débile non concerné, et d'ailleurs il le fait tellement bien qu'on ne peut que se dire qu'effectivement, il en avait rien à f... fiche de ce film.
Pour "dorer" l'affiche, le film s’habille d'acteurs connus et à succès. Malheureusement, on ne leur a pas donné de rôle, ils vont donc tous faire leur petit numéro habituel : Marte Villalonga va faire la mère exigeante, Sylvie Joly, Marie Pierre Casey et Ginette Garcin avec elle ; Elie Semoun va faire le débile avide, Jean Dujardin le narquois, Michel Muller le directeur déphasé... j'en passe et des pires.
Les personnages ratés ou pas même ébauchés ne sont rien devant... le scénario. Boss final du conte passe-partout, avec McGuffin inside, le film raconte une histoire vue et revue en la mettant (mal) à la sauce West américain. Les ficelles qu'il utilise pour planter ses situations sont plus des cordes à nœuds qu'on utiliserait pour tirer un 33 tonnes à la force des bras.
Rien ne fonctionne, et les acteurs sont tous (tous) insupportables de banalité.
Y a pas à dire, le cinéma français, c'est pas mal à condition d'oublier définitivement les années 2000 (Belphegor, Ma femme s'appelle Maurice, la Beuze...). Et 2010 (Camping, Fatal, les Tuche,, Largo Winch...).
Non, en fait le cinéma français, c'est pas terrible.