Quelques temps après la Ballade des Dalton, j’ai découvert Les Dalton En Cavale. Évidemment première chose qui frappe : l’authenticité qui n’est plus celle des premiers films : on a perdu Goscigny mais il nous reste Morris et malgré la contrainte américaine, je trouve que l’héritage de l’esprit des premières adaptation y est. Mais c’est vrai il y a des différences frappantes. Je ne peux pas critiquer l’abandon de la cigarette moi qui est une forte aversion pour ces destructeur de santé adictif, je vais même plutôt le saluer. Non moi ce qui m’a le plus choqué c’est Lucky Luke dont une grande partie du charme résidait dans le mutisme, devient narrateur et se met à parler comme Tintin (limite audiodescription quoi). Bien que je trouvais ça dommage et que je sois contente que çane dure que le temps d’une série, ça reste un angle d’approche intéressant : on sait enfin ce qu’il a dans la tête. Ensuite nous avons Jolly Jumper et là encore je reste ambiguë, évidemment il est doublé par l’immense Roger Carel (que je trouve meilleur en Rantamplan, j’y reviendrai quand je parlerais de la série) et il ne cesse de geindre et lancer des sarcasmes qui sont efficaces 2 fois sur 3. Il y a les gens qui trouvent ça drôle, il y a les gens qui le trouve insupportable et il y a moi... je comprend les 2 partis et ne choisi pas de camp.
Quand j’ai regardé ce film j’ignorais qu’il s’agissait de 3 épisodes de la série montés en film et j’ai decouvert (et je découvre encore la série aujourd'hui) quelques mois après). Une chose est sûr j’ai pris du plaisir devant ce film, j’ai ri, j’ai été transportée par ce rythme effréné. En effet le rythme est ce qui m’a marqué devant ce film, il faut accrocher sa ceinture ! Je le trouve très maîtrisé, c’est fou qu’il se passe autant de chose en si peu de temps sans que ce soit bâclé (de mon point de vu mais je comprend ceux qui sont pas d’accord) et on est tellement embarqué là dedans qu’on est obligé de prendre du plaisir. En tout cas c’est mon ressenti.
Les dialogues, l’humour et la musique sont loin d’égaler La Ballade des Dalton et même Daisy Town (que j’aime un peu moins pourtant) mais je trouve que l’ensemble tient malgré tout ses promesses grâce au rythme au casting vocal, au doublage et à une ambiance qui malgré qu’elle soit inévitablement moins authentique se fait bon héritière de l’esprit goscignien