Encore peu crédible à sa sortie, pas tellement plus cinquante ans après, Jaws est devenu un film culte. Culte par son originalité, culte par son aspect kitsch, ses images improbables, parfois fake à souhait.
Culte aussi parce qu'il apprend aux spectateurs qu'il existe plusieurs espèces de requins.
Culte par son réalisateur, culte par sa distribution : Roy Scheider, Richard Dreyfuss et Robert Shaw en tête.
Culte parce qu'il suit les codes du film d'horreur sans en être vraiment un, on serait plutôt du côté du film catastrophe, enfin ça se discute..
Une des grandes intelligences de ce long métrage est aussi et déjà de montrer le caractère dévastateur e la décision politique aveuglée même lorsqu'elle est prévenue : les spécialistes disent quelque chose, et les politiques font l'inverse et de fait prennent la mauvaise décision. Mauvaise décision contre les conséquences de laquelle les sujets dépourvus de pouvoir, et n'ayant que leur courage et leur humanisme pour seules armes, vont devoir se battre.
Finalement à le revoir, car cela faisait quelques années que je ne l'avais pas revu, il n'était pas si déconnant. Ce qui demeure faux est l'idée du requin en tant que mangeur d'homes, nous le savons. De ce fait, l'océanographe Matt Hooper est un personnage bien écrit, il aime les requins, il les connait et il sait comment faire.
Bref, profondément désaltérant, frais et vacancier, Jaws reste un incontournable des Sharks Movies, la base qui offrit même son nom à la célèbre société de Brian Singer :
That's some bad hat Harry !
Bon visionnage ou revisionnage !