Les diamants sont éternels par FlyingMan
Les dégâts laissés par George Lazenby étaient trop importants. Ne pouvant se risquer à engager une énième nouvelle tête, qui en cas d'échec aurait définitivement enterré la licence, Warner sort son portefeuille et réengage pour une unique et dernière fois Sean Connery. Outre le cachet mirobolant de la vedette, on reprend également à prix d'or les ingrédients qui ont fait l'âge d'or de 007 comme Guy Hamilton qui avait signé Goldfinger et Ken Adams pour les décors. Malgré tout, Les Diamants Sont Éternels changent de direction en ce début de nouvelle décennie, et va allégrement draguer le public américain. Pour cette septième aventure, Bond se la joue Shérif Fait Moi Peur avec des poursuites à tout va en plein Las Vegas, une visite d'une pseudo zone 51 avec vol d'un véhicule lunaire, symbole de la récente victoire spatiale US, et une allusion à Howard Hughes pour le repère du méchant.
Avouons-le, ce James Bond n'est pas une franche réussite. D'une part Sean Connery fait le minimum syndicale et d'autre part on perd forcément en charme british dans son atmosphère puisque c'est nettement plus yankee. On a également la James Bond girl la plus stupide de l'Histoire qui se fait traiter de tous les noms tant par les méchants ("stupid") que par Bond himself ('Bitch !"). Le scénario est sympa mais ne casse pas des briques. On note surtout quelques petites erreurs culturelles (on parle allemand à Amsterdam, accent de cow-boy à couper au couteaux aux States) mais aussi un montage qui laisse à désirer (la fameuse scène de la voiture sur deux roues). On retiendra peut-être juste cet affreux duo d'hommes de main, marquant par leurs horribles visages et une homosexualité affichée et osée pour l'époque.
Bref l'aventure se passe sans ennui, mais sans nous avoir fortement marqué non plus, alors qu'on en attendait beaucoup plus du retour du grand Sean ! Plus de doute, il est définitivement temps de passer à autre chose...