Sally et Gilly Owens sont deux sœurs tout à fait différentes : l’une est rousse et effrontée, l’autre est brune et rêveuse. Le seul point commun en fait, c’est que ce sont des sorcières. Bien sûr, des gentilles sorcières, pas des qui lancent des gros sorts bourrins ; juste des petits trucs comme allumer des bougies en soufflant dessus (ND 50). Elles sont élevées par deux vieilles tantes, sorcières évidemment, car leurs parents sont morts. En fait, une malédiction plane sur la famille depuis quelques siècles : tout homme qui sera aimé par une femme de la famille Owens mourra dans la fleur de l’âge lorsque retentira le chant du scarabée. Donc leur père est mort un jour, et puis leur mère est morte après de chagrin.


Une fois adultes, Gilly, la rousse (Nicole Kidman) part vivre sa vie de pseudo-junkie "drogue, sexe et rock ‘n’ roll" ; tandis que Sally la brune (Sandra Bullock) se marie avec un charmant homme qui lui donne deux filles (une brune et une rousse, évidemment). Et puis lui aussi un jour il meurt. Trop dur, surtout pour le spectateur parce qu’il reste encore plus d’une heure de film.


Je ne vous raconterai pas la suite parce que ce serait long et chiant. Simplement sachez que les gnangnanteries sont au rendez-vous, de même que les phrases toutes faites sur l’amour, les sourires mièvres et les larmes qui coulent le long des joues. Je pensais avoir vu ce qu’on faisait de mieux en matière de nanars pour filles, je me trompais. Les ensorceleuses bat largement Miss Détective et rejoint American Girls au panthéon du grotesque, du désolant, et du ridicule achevé. Sandra Bullock prend ici une dimension phénoménale, entre larmes, cris, rires et joies, elle ne perd pas une occasion de nous prouver qu’elle est définitivement L’Actrice du film de filles bien loin devant Meg Ryan, Julia Roberts et consorts. Quant à Nicole Kidman, on ne l’attendait pas à ce niveau de gnangnan, et c’est une bonne surprise.


Juste un dernier mot pour vous rassurer : bien sûr, la malédiction qui règne sur les sœurs Owens est levée à la fin du film. De même que celle qui planait sur le spectateur, qui se demande comment il a fait pour être victime d’un "enchantement" aussi nase...


On aime : Sandra Bullock, définitivement !!! Le générique de fin.


On aime moins : La musique, les dialogues réchauffés, le manque de gros mots, de baston et de sexe.


On déplore : Les sorts utilisés dans ce film sont vraiment tout pourris ! Même ceux de Harry Potter sont mieux... Pas de torches humaines, pas de transformation en statue, pas de pluie de roches, pas d’éclairs foudroyants, pas de boules de feu. Décevant.

Créée

le 11 févr. 2016

Critique lue 2.1K fois

The Maz

Écrit par

Critique lue 2.1K fois

4

D'autres avis sur Les Ensorceleuses

Les Ensorceleuses

Les Ensorceleuses

8

Alepsa

129 critiques

Les Ensorceleuses

Je l'ai vu deux ou trois fois et j'ai passé des moments vraiment très chouettes avec ce film.Deux soeurs sorcières élevées par deux tantes, sorcières également, qui essaient de brider leurs pouvoirs...

le 31 juil. 2025

Les Ensorceleuses

Les Ensorceleuses

3

estonius

6585 critiques

Sorcières mièvres

Film particulièrement mal fichu, l'affiche était alléchante mais Bullock n'est pas bonne, et Kidman qui se fait piquer la vedette a du mal à s'exprimer. Sinon c'est très simple, pendant une...

le 15 oct. 2019

Les Ensorceleuses

Les Ensorceleuses

4

mazthemaz

292 critiques

Ensorcelé par tant de mièvrerie

Sally et Gilly Owens sont deux sœurs tout à fait différentes : l’une est rousse et effrontée, l’autre est brune et rêveuse. Le seul point commun en fait, c’est que ce sont des sorcières. Bien sûr,...

le 11 févr. 2016

Du même critique

La Tour sombre

La Tour sombre

5

mazthemaz

292 critiques

Une petite bafou-bafouilleu...

Étonnant... Je viens de voir ce film qui s'intitule La Tour sombre, mais qui n'a rien à voir avec l'excellentissime série de romans de Stephen King... Et pourtant, j'ai bien cru voir le nom de...

le 18 oct. 2017

La Main au collet

La Main au collet

7

mazthemaz

292 critiques

Copycat

La Main au collet est la preuve indiscutable qu'autrefois, la Côte d'Azur n'était pas bétonnée... Qui l'eut cru ? Tourné durant l'été 1954, le vingtième film américain d'Alfred Hitchcock, qui s'ouvre...

le 3 mai 2017

Une femme disparaît

Une femme disparaît

8

mazthemaz

292 critiques

Le Maître du suspense... comique !

Un film qu'on pourrait qualifier de jeunesse, bien qu'Alfred Hitchcock eut alors près de 40 ans, tournât son seizième long-métrage parlant et s'apprêtât à quitter son île natale pour les États-Unis...

le 4 avr. 2017