Critiques de Les Femmes de la nuit

6

Electron

851 critiques

Violences nocturnes

Le film date de 1948. Le Japon vivait un après-guerre difficile, très chaotique, ce que le film retranscrit. L’action est située à Tokyo, ville montrée lors d’un lent panoramique pendant le générique du début, mouvement de caméra ponctué par quelques mesures de la symphonie n°5 de Beethoven...

le 17 nov. 2014

9

Alligator

4711 critiques

Critique de Les Femmes de la nuit par Alligator

Enorme film. D'une violence incroyable, un peu physique, certes, mais surtout morale. Plus encore, c'est la violence de l'approche de Mizoguchi qui estomaque. Le cinéaste n'y pas avec le dos de la cuillère, il aborde son thème, la prostitution, dans un corps à corps avec la morale et le regard...

le 21 févr. 2013

6

Morrinson

2174 critiques

Le glissement des geishas

8 ans avant d'aborder à nouveau le sujet de la prostitution à une époque où une loi sera votée pour en limiter le développement ("La Rue de la honte"), Kenji Mizoguchi abordait la même thématique dans un cadre beaucoup plus noir et aux accents mélodramatiques plus prononcés. C'est le Japon...

le 8 juil. 2021

6

Eric-Jubilado

6832 critiques

Plus noir que noir...

"Femmes de la Nuit" ne correspond guère à l'image que l'on a de Mizoguchi à travers ses principaux chefs d’œuvre des années 50, si ce n'est son thème : le mal que la société des hommes fait aux femmes. Formellement, on est loin de la sidérante beauté que l'on attache généralement à son nom, et l'on...

le 16 juil. 2018

9

OursKolpa

437 critiques

Japon année zéro

Japon d'après-guerre : pauvreté, mort, syphilis et prostitution. Sans doute le film le plus noir de Mizoguchi. Le plus violent aussi. Nous sommes en 1948 et le néo-réalisme italien triomphe. Mizoguchi filme dans les ruines de la ville d'Osaka le calvaire de femmes que rien ne prédestinait à une...

le 14 sept. 2025

5

Flip_per

696 critiques

Critique de Les Femmes de la nuit par Flip_per

Assez partagé. Réalisme documentaire captivant, hormis la séquence finale baroque, outrancière, dans un cimetière chrétien en ruine. Mais une tonalité de la dramaturgie trop pathétique, un texte explicitant à l'excès le sordide, l'acclablement, le désespoir de la nouvelle génération. Des hommes qui...

le 30 janv. 2024