6
le 28 mai 2023
SuivreProcès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
Eva et Myriam sont amies. Elles aiment danser, faire la fête, cueillir tous les plaisirs de la vie. Elles sont jeunes, belles et libres. Accessoirement, l’une est juive et l’autre musulmane. Et ont une famille, évidemment, où on ne transige pas avec la tradition. Mais dès les premières scènes, ce qui circule dans Les filles d'Abraham, c'est un vent frais et sensuel qui ne cessera de souffler dans le sillage de ses héroïnes, quitte à braver les coutumes et la religion. Car pour la réalisatrice, Hanaël El Yousfi, ce qui rapproche les Musulmans et les Juifs est bien plus important que ce qui les sépare. Oui, les pressions communautaires et le poids des discriminations existent, mais rien qui puisse véritablement entraver la marche et la conduite de jeunes femmes modernes, propriétaires exclusives de leurs corps et de leurs désirs et qui ne se font guère d'illusions quant aux comportements masculins. Élégamment mis en scène et bénéficiant d'une gradation narrative très subtile, le long métrage s'impose comme un petit bijou voluptueux et charnel porté par des interprètes magnifiques. Au premier rang desquelles, Mélanie Guers, qui a bien grandi depuis La fille au bracelet, irradie littéralement. Elle est prête pour devenir une très grande actrice.
Créée
il y a 2 jours
Critique lue 10 fois
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème