Alors attention le cinéma de Joël Séria est ce qu'on peut appeler du cinéma bon vivant, épicurien et totalement grivois.
Les dialogues sont crus mais drôles, les images sont crues mais belles.
Et si on aime pas voir des fesses de femmes, il faut s'abstenir.
Qui d'autres que Jean Pierre Marielle aurait pu interpréter ce représentant en parapluie qui va en sillonnant les routes faires des rencontres de toutes sortes.
N'oublions pas que nous avons un film qui date de 1975 et qui n'hésites pas à tous les niveaux à provoquer, à heurter.
Mais peu importe cette quête de la fesse parfaite par ce peintre en herbe qu'est Henri Serin est une comédie acide, drôle, tendre et douloureuse.
Alors oui on peut crier aux loups en y regardant de plus près car les scènes "érotiques" qui d'ailleurs n'en sont pas vraiment, peuvent choquer les plus sensibles ou les coincés du cinéma.
Il faut surtout prendre ce film comme une sorte de voyage poétique, épicurien, pour amateur de bonne chair.
Et oui on a le droit d'être un bon vivant, et c'est ce qu'incarne ce représentant en parapluie, qui s'ennuie dans sa vie conjugale, et ne s'éclate pas dans sa vente de pépins.
Alors il veut profiter de la vie et de sa vie, et son kiff ce sont les culs.
Cet homme trouve avec Angéla sa Muse et quand elle disparait l'artiste se meurt.
C'est aussi une histoire d'amour entre un homme et la(les femmes) avant de trouver celle qui le rendra juste heureux.
Ce que j'aime dans ce film c'est que justement on en entend des vertes et des pas mures, mais avec Jean Pierre Marielle et sa voix de stentor tous les mots passent.
Le coté bourrin de Bernard Fresson lui rend beaucoup plus vulgaire les mots et les dialogues.
C'est aussi peut être cela la limite entre la crudité d'un mot et le sens d'une phrase.
L'exercice de style du film est cependant assez rare par le ton volontairement provoquant.
Et la fameuse scène ou Jean Pierre Marielle redécouvrir son plaisir de peindre avec Jeanne Goupil, est la parfaite illustration de ce que l'on peut voir dans une film.
Alors croquons ces "galettes de Pont Aven" et ne boudons pas un plaisir coupable de profiter aussi d'un acteur hors norme.