Revoir Les Goonies après tant d’années, c’est un peu comme retrouver un vieux jouet, il garde sa magie, mais certains détails trahissent le temps. Le film reste incroyablement vivant dans son énergie et son sens de l’aventure; la camaraderie des enfants, leur audace face aux obstacles et les trésors imaginaires conservent cette saveur d’enfance que j’avais tant aimée.
Mais en y regardant de plus près, certains aspects datent un peu, les dialogues peuvent paraître naïfs, certaines situations sont improbables ou caricaturales, et la psychologie des personnages est souvent simpliste. Le rythme, très rapide et bourré d’action, ne laisse pas toujours respirer les moments qui auraient pu les approfondir.
Pourtant, malgré ces petites failles, le film conserve sa force principale: l’émerveillement. On se surprend encore à sourire, à espérer avec eux, à ressentir la tension d’un passage secret ou la peur d’un piège. Plutôt que de « détruire » le souvenir d’enfance, ces défauts permettent au contraire de regarder le film avec un mélange de tendresse et de lucidité. On peut l’aimer toujours autant, mais d’une manière différente, plus consciente de ses imperfections.