Cela faisait longtemps que je n'avais revu ce film, qui m'avait bien plus à l'époque.
Aujourd'hui, j'y ai moins pris de plaisir, malgré l'évidente bonne volonté de distraire, de ce film de Donner.
Je ne sais comment réellement expliquer cet état de fait, à moins que ce ne soit juste parce que je n'ai plus le même âge.
Mais pourtant, j'apprécie toujours de voir TMNT (1990), les Simpsons (depuis 1989) ou encore Neverending Story (1984).
Alors quoi?
Est-ce dû à la réalisation pépère de Donner?
A un rythme parfois en dent de scie?
Au cliché du gamin rondouillard qui ne pense qu'à se goinfrer?
Pourtant, il y a de l'aventure (la chasse au trésor), du burlesque (la relation des 2 frères Fratelli), de la gravité (Sloth et sa mère, le monologue de Mickey avec Willy One-Eye), une indéfectible amitié (les Goonies eux-mêmes)...
C'est la raison pour laquelle je n'arrive pas à comprendre mon ressenti, envers ce film...
Bref, ça reste quand même un moment agréable à passer, malgré mes réserves inconscientes.
Ceci dit, j'ai remarqué un festival de "plan-culotte" concernant Andy et sa mini-jupe (vraiment mini), ce qui fait un peu déplacé dans un film à caractère familial.
D'ailleurs, les gros mots valsent ici et là, achevant de mettre The Goonies le cul entre deux chaises.
Est-ce un pur produit familial (de la veine d'un Spielberg de cette époque) ou un film à destination des ados/adultes (profusions de squelettes décharnés, fils atteint d'un hideuse malformation et enchainé dans une cave, suggestions libidineuses de la scène coupée avec la pieuvre...).
C'est peut-être cette confusion atonale qui me laisse un peu en retrait de ce film,en fin de compte...
Revu avec les commentaires nostalgiques et hilares de l'équipe, réunie pour l'occasion 16 ans après.
S'y trouvent le réalisateur Richard Donner et ses acteurs vedettes:
-Sean Askins (Mikey),
-Corey Feldman (Mouth),
-Kerry Green (Andy),
-Jonathan Ke Quan (Data),
-Jeff Cohen (Chunk),
-Martha Plimpton (Stef)
-et enfin, Josh Brolin (Brand).
L'on y apprends donc toutes sortes d'anecdotes liées au tournage:
-La visite prévue de Michael Jackson sur le plateau,
-Quelques scènes réalisées par Spielberg (dont celle impliquant les canalisations qui lâchent)
-La gentillesse de la regrettée Anne Ramsey ( (Ma' Fratelli) -disparue en 1988- et de John Matuszak (Sloth), mort prématurément en 1989, à l'âge de 38 ans.
-Que Donner possède le crâne de Willy One-Eye dans son bureau,
-Les regrets sincère de Josh Brolin lorsque la gamine qu'il enlève à son vélo, fond réellement en larmes
-Où les relations entre Robert Davi et Joe Pantoliano sur le tournage étaient assez conflictuelles, mais pas à un haut degré et plein d'autres choses...
En fait, j'ai plus pris plaisir à voir le film sous cette forme là (avec interventions enjouées de l'équipe), que sous sa forme traditionnelle...
Je retiendrai surtout l'interprétation de:
-Anne Ramsey (adorable dans son rôle habituel de femme grincheuse),
-John Matuszak (sous l'inconfortable maquillage de Sloth),
-la grande gueule Corey Feldman
-Robert Davi et ses interprétations d'airs issus de l'Opéra
et enfin, celle plus touchante, de Sean Astin.