Warriors, les Guerriers de la nuit :
Ce sont les armées de la nuit. Ils sont près de 100 000. Ils sont cinq fois plus nombreux que les flics. Ils pourraient diriger New York.
Cadeau de Noël du frérot, c’était l’occasion de me replonger dans le film culte de Walter Hill, que j’avais toujours laissé un peu de côté. J’appréciais le film sans plus, mais la redécouverte m’a permis d’en comprendre toute la qualité. Sur un pitch simple, un gang poursuivi par l’ensemble des gangs de New York, Hill nous trimballe dans différents quartiers de NY, et déjà le gros point fort du film, c’est que t’es plongé directement dans la street. Il a toujours eu un certain goût pour mettre en avant les villes où il tourne.
T’as vraiment l’impression d’être dans le New York de la fin des années 70 : dangereux, cradingue, mais fascinant.
Ce qui est aussi impressionnant, c’est la qualité du production design général. Les costumes restent cools 45 ans plus tard, les gangs ont tous leurs styles, leurs looks, et t’as envie de voir les particularités de chacun. La photo d’Andrew Laszlo est magnifique, on en prend plein les mirettes, surtout avec le master 4K, et l’OST est dingue (en particulier les intermèdes avec la voix à la radio).
Le film est une succession d’affrontements et de rencontres, c’est ultra rythmé (et ça castagne sévère). C’est aussi le début de l’obsession de Walter Hill pour les poursuites en bus 😄.
Il a inspiré des tonnes d’œuvres, du cyberpunk au film de baston.
Le gros défaut pour moi reste le casting. Alors oui, on a James Remar et David Patrick Kelly, mais Michael Beck et sa tête de gendre idéal pour incarner le leader des Warriors… ça n’a jamais été ma came.
Je serais curieux de voir ce que vaut l’adaptation de Rockstar en jeu vidéo.
J'adore l'affiche aussi, culte culte culte.