Ultime film de mon cycle consacré au cinéma de Philippe De Broca, Les jeux de l’amour est son tout premier : un film déjà tout en fantaisie et en mouvement, très vivant, d’une grande fraîcheur, dans sa mise en scène, ses dialogues, son interprétation. Jean-Pierre Cassel en fait déjà beaucoup mais ça ne m’a étrangement pas dérangé cette fois, à croire que sa partition est plus canalisée. Ou bien qu’il ne parvient pas à dévorer les deux autres personnages, nettement plus intéressants, touchants, complexes, torturés mais plus vieux-jeu aussi que cet artiste égocentrique, capricieux, hystérique, faussement désinvolte et moderne. Qu’il ne parvient pas non plus à dévorer la mise en scène de Philippe De Broca, qui trouve une belle dynamique, d’une séquence à l’autre, malgré l’inconséquence de son petit programme un peu trop cadenassé. Chouette film, malgré tout. Je m’arrête donc provisoirement là avec ce cinéaste : vu huit films cette année, ce qui m’en fait vingt en tout. Assez pour me rendre à l’évidence : hormis quelques belles exceptions et une sympathie globale, ce n’est pas trop ma came.