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le 21 avr. 2013
SuivrePunk Spirit
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Un film où les punks sont les héros, ce qui est assez rare ! Et il est disponible ici.
D'autant que le film a aussi le parti pris de ressembler presque à une étude sociologique ou à un documentaire tellement il dresse le quotidien de jeunes punks squatteurs dans un milieu suburbain des États-Unis dans les années 1980 (ce qui est logique : la réalisatrice Penelope Spheeris a fait ensuite des documentaires, notamment sa trilogie The Decline of the Western Civilization à ce sujet, qu'elle maîtrise donc).
Le portrait est toutefois sans trop de concessions, vu que y a parmi nos punks des agresseurs sexuels, des dealers et des bagarreurs. Mais leurs ennemis sont pires : armés de couteaux, parents violents voire incestueux, réacs armés psychopathes, tueurs de chiens, et j'en passe.
À un point que les flics, souvent dépeints comme ennemis jurés des punks pour leur autoritarisme et leur côté réac en milieu britannique ou aux États-Unis en général, sont au contraire ici très raisonnables et ouverts au compromis en comparaison (faut dire que l'un d'entre eux est le beau-père d'un des leaders punks).
Pour autant, bien qu'ils vivent surtout de vols avec violences, la vie en taudis des punks est montrée comme plutôt agréable et libre, limite une colloc' ou une pyjama party (voir la scène où Shella raconte une histoire au petit punk à crête puis à deux autres filles punks notamment) malgré une hygiène pas terrible. Toutefois, elle n'est pas exempt de drames, comme on le voit avec les scènes suivantes :
La mort du bébé que gardait Shella au début (tué par un chien errant, d'où les fusillades anti-chiens par la suite).
La mort d'un agent de sécurité, poignardé par erreur par des brutes anti-punks qui voulaient tuer le "skinhead" et un autre leader.
Puis Shella qui se suicide en avalant les pillules du punk dealer car elle ne voulait pas rentrer chez son père accusé d'inceste et de violences.
Et en fin, la mort du petit punk à la fin, écrasé par la voiture des beaufs californiens (bien qu'abrupte et pas vraiment explicite sur les leçons à tirer).
Les Loubards (Suburbia) reste un film très punk du début jusqu'à la fin et une ode à la liberté même si ça signifie violence et rock'n'roll ! On a même des scènes live de concert punks, avec des groupes et chanteurs parfois plus raisonnables et moins brutaux que leur public.
Bref... Petite anecdote personnelle : j'ai connu l'existence de ce film grâce à un webcomic furry mélangeant skate, esprit punk et garage rock : Garage Band Comic de JasonD, qui a fait une bande-annonce pour un de ses chapitres avec des bouts du film.
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il y a 2 jours
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