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le 14 févr. 2018
SuivreL'art du faux
Mouais, c'est pas déplaisant, mais c'est pas très captivant non plus. Les personnages sont un peu pompeux et ennuyants. On s'y habitue sur la longueur, n'empêche que cette vision de l'artiste est un...
Alan Rudolph reconstitue, avec un grand souci d'authenticité, le mythique microcosme artistique franco-américain du Paris des années 20. Il y évoque la condition et le statut d'artistes exilés, ses compatriotes, dans un Paris fécond, tout en se livrant à une réflexion plus générale sur l'art.
Son récit est une vaste métaphore initiée pour l'essentiel par la relation triangulaire entre le dessinateur Nick Hart, son ex-femme (symbolisant sans doute sa muse) et l'acheteur de tableaux avec lequel, précisément, la jolie Rachel refait sa vie. La rivalité entre les deux hommes et la réalisation par Hart de plusieurs faux constituent la façade derrière laquelle le cinéaste discourt, de façon parfois obscure, sur les affres de la création, les marchands et les amateurs d'art, la critique...
L'existence erratique de Nick, de son atelier en salons, d'un café à une galerie où ses tableaux ne se vendent pas, s'inscrit dans une mise en scène harmonieuse et élégante dans laquelle on peut voir aussi de l'affectation, de la préciosité. Le film d'Alan Rudolph est sans doute chargé de sens mais il manque de passion, de spontanéité et de vie. Comme dans la plupart de ses films.
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le 14 févr. 2018
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