"Policiers rivaux, adolescente à protéger et déferlante d’action, Les Orphelins mise sur l’efficacité d’un duo explosif pour injecter une dose d’adrénaline au cinéma français. Un film d’action musclé où la castagne prend le pas sur les mots et le scénario."
"La vengeance est souvent le moteur d’un récit d’action. Farang et Kill l’ont récemment prouvé, tout en plongeant les spectateurs dans une spirale de confrontations riches en émotions. Les Orphelins souhaite s’inscrire dans cette lignée — et y parvient en partie. Le précédent film de Schneider pour Netflix, GTmax, affichait déjà cette volonté, malgré des dialogues peu stimulants et un scénario trop alourdi. Le cinéaste traîne encore quelques-uns de ces défauts, mais en pleine conscience, si bien que les séquences les plus fortes restent celles où les personnages s’expriment par leur corps, leur mouvement et leur physicalité."
"Le tout, emballé en 1h35, donne un cocktail souvent explosif. Mais ces choix de rythme et de narration provoquent aussi des dommages collatéraux : certaines maladresses dans le ton, quelques dissonances entre le drame sérieux et le duel de testostérone à peine assumé. Si l’humour issu du choc des ego fonctionne mieux que dans l’immature Hobbs & Shaw, la tension dramatique s’efface parfois au profit de gamineries entre flics virils."
"Si des œuvres similaires ont déjà connu le succès en streaming, ce premier pas vers le grand écran ne peut que renforcer une industrie qui affirme peu à peu son autonomie et sa vision du cinéma d’action. Il reste encore à s’affranchir de certaines références trop évidentes, parfois soulignées à l’excès, au risque de perdre en singularité. Mais dans l’ensemble, Les Orphelins a le mérite de proposer un divertissement efficace, balisé mais généreux, conçu en hommage au cinéma bis des années 80. On s’en réjouit, tout en gardant un œil lucide dans le rétroviseur. Et si une suite devait voir le jour, nul doute qu’elle pourrait tirer de précieuses leçons de ce premier coup d’accélérateur."
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