Guillaume CANET vise juste avec ce mélodrame inspiré de brèves et de moments de sincérités vécus et ressentis par l’auteur dans son adolescence. Les petits mouchoirs sont imaginés comme un huis-clos farniente qui tourne rapidement à un pugilat à la noirceur la plus totale. Embarquant la bande de copain du réalisateur, rarement aussi mégalo à l’écran, ce film est néanmoins la révélation française populaire d’un cinéma français à la peine qui illustre ici tout le reflet de ce qui peut se faire de meilleur dans le registre de la tragi-comédie.
Ce côté cinéma d’auteur avant gardiste des années 70-80 fait plaisir à retrouver dans une ambiance à la fois potache et sincère.