Christian-Jaque, un des patrons de la "Qualité française", artisan doué (soit quand il filme Jouvet soit quand il co-réalise avec Guitry), met là en scène un film proto-féministe (tendance 2e vague des late 60s).
Mais surtout, et ce n'est pas leur faire injure que de les présenter ainsi, il filme la beauté et l'énergie au pinacle de Bardot et Cardinale.
La blonde et la brune, la mère et la bandit, s'affrontent dans un pastiche de western à l'italienne où, malgré tous les défauts de montage (soit Nicole Gauduchon ne sait pas ce qu'est un raccord, soit Christian-Jaque n'a pas tourné son découpage suffisamment pour en permettre), malgré la présence incompréhensible de ce godelureau de Michael J. Polard en shériff, restent, intacts, ces 2 joyaux de dynamisme brut, le véritable "or noir" du film.