En le considérant globalement, le film apparait ce que sont habituellement les films à sketches : un ensemble inégal, nécessairement peu cohérent et, peut-être, trop vite tourné, en tout cas trop légèrement assemblé.
Dans le détail, le sujet japonais de Hiromichi Horikawa est totalement dérisoire, suivi de près par le récit italien du dénommé Ugo Gregoretti. Celui de Claude Chabrol, illustration de la plaisanterie grossière du farfelu qui achète la Tour Eiffel, fait une farce assez quelconque.
Il faut attendre l'histoire de Roman Polanski, avec son atmosphère particulière, ou celle de Jean-Luc Godard, par son originalité provocatrice, pour trouver un commencement d'application. Ces supposées plus belles escroqueries du monde révèlent, en tout cas pour les premières citées, peu d'astuce et guère plus d'imagination.
Le genre est décidément un exercice risqué tant il vrai qu'il est dévalorisé le plus souvent par le manque d'ambition de ses auteurs, lesquels s'offre probablement une petite récréation lucrative.