Un film qui a beaucoup vieillit et surtout on se demande comment il a pu être vu à l’époque comme un film « culte » de la haine de la bourgeoisie et de sa destruction par un être maléfique qui « haït l’ordre bourgeois ».
Car au final il s’agit surtout d’une famille de désaxés, voir dégénérés pour deux d’entre eux, où il y des rivalités, des tentations d’inceste, des dérives suicidaires, de la folie meurtrière, le frère désaxé et porche de la paranoïa est obsédé par commettre des meurtres.
On est bien loin de Buñuel qui critique de vrais bons bourgeois, bien sous tous rapports et qui du coup nous touche, nous parle, nous amuse par sa férocité, ou même de Pasolini dans « Théorème » qui introduit un ange diablotin, pour perturber une famille « normale » bien classique , coucher avec tout le monde, puis les amène à se libérer de leur carcans, un régal. Ici aucune allégorie, on ne croit pas à ces personnages tordus.
Les acteurs sont tous plutôt bons, investit par leur personnage et font de leur mieux. Quelques jolis effets de mise en scène et surtout de montage, assez moderne pour l’époque, avec des plans coupés courts.