The Lesbian Vampire Picture Show: Starring David Bowie
Tony, tu sais, je t'ai toujours préféré à ton frangin, autant je le trouve inégal, autant toi, t'as toujours garder une constante et une cohérence dans tes oeuvres souvent qualifiée d'inepties, certes pas toujours à tort. Pour ce premier film, on sent que tu puises à mort chez Ridley, la photographie, l'ambiance teintée d'un mysticisme moderne au final assez dérangeant, et au final (et comme souvent tu finiras par le confirmer), même si tu nous pond un film très imparfait, force est d'admettre que tes couilles tu les poses sur la table!
Peu sont les cinéastes de cette époque dont les films très eighties parviennent à passer les outrages du temps (pas de la mode par contre), et Tony, tu y parviens avec The Hunger. Avant-gardiste, tu le seras toujours; esthétisant aussi, même si mettre en valeur Denzel Washington avec ta patte de milieu des années 2000, c'est moins agréable à l'oeil que voir Deneuve & Bowie faire de la musique ou Deneuve & Sarandon se rouler des patins...mais bon, tes belles images, pour lesquelles tu peux remercier Stephen Goldblatt quand même...ça fait pas un film, et c'est bel et bien du côté de l'intrigue que ton film pêche.
Parce que le vieillissement fulgurant de notre trop rare David, tu ne t'y attarde pas assez. Au moment où ça devient intéressant, au moment où l'on s'attache à lui, même s'il égorge une gamine, tu le lâches, Deneuve le met en boîte et on passe à Susan pour ton trip lesbien, qui fera la gloire de ton métrage au cours des années à venir. Oui le trip Lesbien tout ça, c'est bien, parce qu'en 1983, faire un film sur des vampires lesbiennes qui boivent le sang des fêtards et gigolos New-Yorkais...bah, c'est un peu comme faire un film sur les dangers des retombées radioactives en Europe trois ans après Tchernobyl...
Et c'est con que tu sois un peu le cul entre trois chaises, parce que ton film a de la gueule. Mais ton scenario, peut-être qu'il était chanmé sur le papier, mais là ça ressemble à un fourre-tout qui ne sait pas choisir entre trois intrigues, voire quatre. Entre la fin de la Love Story Bowie/Deneuve, les recherches scientifiques de Sarandon, et Lesbian Vampire Fucker...bon, qu'est ce qu'on préfère? Moi je serai pour Bowie/Deneuve...mais voilà, tu préfères plier ça en 89minutes, c'est pas très grave, ça fait juste un film Culte de plus, qui n'en est pas bon pour autant.
Je suis sympa, je te mets 6/10, parce que quand même c'est original, ça a de la gueule, et que Catherine ne m'avait pas paru si belle depuis 30 ans...