Les Princes ? C'est le genre de film dont on dit qu'il est sans prétention, sous-entendant peut-être qu'il est inodore, indolore et immédiatement oubliable. D'accord, mais est-ce qu'on y prend un peu de plaisir, quand même, de temps à autre, au détour d'une scène ? Disons oui, du bout des lèvres, parce que ces trois bras cassés du monde du Bâtiment, qui sont tombés par hasard sur des Louis d'or sont assez sympathiques pour que l'on rie avec eux, bon, souvent aussi à leurs dépens, puisqu'ils n'ont pas inventé la poudre à récurer. Ceci posé, à partir d'une idée de départ qui n'est pas franchement neuve, les tours et détours du scénario montrent une certaine habileté et n'engendrent évidemment pas la mélancolie, tout en obéissant à une mécanique assez huilée. Dans le trio de maçons au pied du mur, Anthony Bajon rafle aisément la mise et fait en sorte que le film soit regardable, tout en évitant de se livrer à un One Man Show. Signalons également, parmi les rôles secondaires, la suavité toute particulière que met Zabou Breitman, dans un rôle fort retors.

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