Je m'y attendais, et pourtant j'ai été assez masochiste pour m'infliger cela. C'est de la merde, il n'y a pas à tergiverser là-dessus. Je pensais retrouver des situations drôles autour du métier de prof. Hélas, je n'ai pas reconnu grand-chose en lien avec les réelles situations dans les écoles. Les situations de la vie réelle de prof sont sacrifiées au profit de Kev Adams et ses remarques stupides et son jeu d'acteur navrant. Pourtant, il y a un tas de choses à exploiter avec un tel sujet! En 6 mois d'entrée en fonction et 6 stages étalés sur 3 ans, j'ai de quoi raconter des anecdotes plus drôles que les pauvres gags de ce film...
Le fait de tourner le film autour de la réussite scolaire n'est pas une mauvaise chose, ça permet d'avoir un fil rouge et de construire des gags autour d'un élément précis, mais ça ne prend jamais. Il y a plein de choses qui auraient pu être exploitées. Un simple exemple: il y a une scène où un personnage utilise une photocopieuse. On aurait pu avoir une série de gags autour de cet appareil, mais non, il n'en est rien...
Seul Christian Clavier a réussi à me faire sourire à plusieurs reprises. On voit qu'il s'amuse comme un petit fou dans son rôle de prof fainéant, et contrairement à ses comparses, il n'a pas besoin d'en faire une tonne pour amuser le public. D'ailleurs, le point que j'octroie au film, c'est surtout à Clavier que je le donne.
Enfin, le truc qui a tout enterré, qui m'a fait réfléchir au temps que je venais de perdre, c'est la chanson du générique de fin. À ce moment, j'ai eu envie de me flageller pour avoir perdu ma soirée à regarder ça. J'aurais pu la passer de manière bien plus intéressante, en corrigeant les interros de la semaine, ou en préparant mes supports didactiques pour les semaines à venir...