Comment raconter une histoire sans histoire...
En fait, on ne sait pas trop de quoi parle ce film.
Du tout, de rien, d'une cuisinière forcément peu respectueuse du protocole de la présidence qui rentre en conflit avec l'équipe en place.
Et encore ! Pas de guerre des chefs, quelques déboires hiérarchiques et administratives et notre cuisinière repart.
En parrallèle (désolé je n'arrive jamais à écrire ce mot), une histoire en Antarctique qui sert..... ben à rien, en fait.
Cette histoire n'apporte rien, aucune dimension sur le passage à l'Elysée de la cuisinière. On a même l'impression que cela sert juste à faire des ellipses ou pire à faire du remplissage.
Alors si le début intrigue, intéresse, propose différentes pistes d'intrigues:
- va-t-il avoir une guerre avec les chefs de la cuisine centrale ?
- comment va-t-elle gérer le protocole ?
- pourquoi refuse-t-elle de parler à la journaliste australienne, a-t-elle un secret ?
- pourquoi a-t-elle fuit si loin du monde ?
- quelle drame s'est-il déroulé dans les sous sols du pouvoirs ?
- la journaliste aura-t-elle son exclusivité ?
- détient-elle des secrets d'Etats par ses confidences avec le président ?
- que se cache-t-il dans ce hangar qu'elle veut voir ?
Donc si le début suggère toutes ces pistes, à la moitié du film on comprend qu'on aura peu de réponses. Résultat on attend la fin, (im)patiemment. Et quand elle vient. Elle vient, voila tout.