Trois films en trois ans pour Les Tortues Ninja. C'est peu de dire que la licence avait le vent en poupe et c'est peu de le dire. La série animée cartonnait sur France 3. On en faisait des jeux vidéos, des jeux de société, des vêtements, des albums Panini. C'était un vrai phénomène de société.
Ce troisième film, pour être honnête, n'est vraiment pas terrible. C'est peut-être le fait que ce soit justement le 3. Comme Robocop 3, Jurassic Park III, Terminator 3 Renaissance ou Blade Trinity. Comme s'il y avait un syndrome du 3 au cinéma.
Là où le comic était mature et violent, contrairement au dessin animé qui était fun et léger, Les Tortues Ninja 3 propose plus de comédie que d'action. Les Tortues font des blagues pas drôles (c'est du niveau de "à la tienne, Étienne"), on ne retrouve ni Shredder (certes mort à la fin de The Secret of the Ooze) ni le clan des Foot ni Krang et son Technodrome ni Bebop et Rocksteady, ni Irma, Vernon ou Baxter Stockman. Maître Splinter (par manque de moyens ?) est inexistant.
Pire, alors qu'habituellement les Tortues sont à New York, enfin dans les égouts de New York, là, grâce à la magie d'un sceptre récupéré par April, on les propulse en Chine au début du XVIIe siècle ! Elles n'ont rien à y faire là-bas ! L'ambiance de Manhattan m'a trop manqué. Je les soupçonne d'avoir, avant tout, cherché à refourguer des jouets qu'à faire un bon film comme celui de 1990 signé Steve Barron.