Elia Kazan signe une production manifestement fauchée, une histoire de délation -on sait que le sujet est important pour Kazan-, sous forme de thriller sec et tendu.
Il est étonnant de voir à quel point le cinéaste s'est réinventé pour ce film qui restera l'un de ses derniers. James Wood y joue un soldat de retour du Viêt-Nam, qui a dénoncé ses camarades ayant violé une jeune viêtnamienne qui n'avait de plus rien d'une viet-cong. Deux de ces soldats en question ont su où il habitait, et lui rendent une petite visite de courtoisie.
En 1972, faire un film contre la guerre du Viêt-Nam relève d'une position courageuse, non que Kazan soit le seul à l'adopter, mais quand on sait les déboires qu'a eu le plus tardif The deer hunter avec le public, il y avait moyen qu'une telle proposition soit mal reçue.
On peut supposer que le faible budget de ce film l'aura protégé, qu'il a tout simplement été moins vu que