Il faut reconnaître une chose à Lesbian Vampire Killers : le film sait exactement ce qu'il est. Il ne cherche jamais à dépasser son statut de comédie horrifique britannique et c'est précisément ce qui le rend sympathique.
Plus qu'un simple pastiche des films de vampires, il joue avec les attentes du spectateur. Les clichés sont assumés dès les premières minutes et deviennent le matériau même de l'humour. Les effets spéciaux, volontairement stylisés plutôt que réalistes, participent pleinement à cette identité, tout comme un humour typiquement britannique, fait de flegme, de décalage et d'une irrévérence toujours bien dosée.
Le rythme est également une bonne surprise. Le film passe par toutes les étapes attendues du genre sans s'attarder inutilement. Il ne cherche ni à impressionner ni à délivrer un message plus profond qu'il ne le prétend, mais il remplit son contrat avec une vraie cohérence.
Ce n'est pas un film qui me marquera durablement, ni que je reverrai sans doute un jour. En revanche, j'ai passé un moment franchement agréable devant une série B qui assume pleinement son concept et le mène jusqu'au bout avec suffisamment d'intelligence et d'autodérision pour rester constamment divertissante.