Let there be Light est le deuxième long-métrage de Marko Skop après le prometteur Eva Nova. Le cinéaste slovaque s'y attaque au sujet délicat de la montée de l'extrémisme et du nationalisme chez les plus jeunes générations par le biais d'une relation père/fils compliquée par l'absence fréquente du premier, émigré économique en Allemagne. Le climat social est étouffant dans Let there be Light, marqué par le poids oppressant de la religion et l'inaction de la police. Il ne l'est pas moins au sein de la cellule familiale que nous décrit le film, dont la cohésion fragile menace de voler en éclat à tout moment. La mise en scène est solide, sans afféteries, et le rythme reste soutenu avec une tension permanente et quelques flambées de violence. Le film tente de nuancer l'état psychologique de ses différents protagonistes mais c'est peut-être là qu'il se montre le moins convaincant, l'évolution du comportement des personnages étant moyennement vraisemblable. Ce qui ôte tout de même pas mal d'impact à un métrage qui, pourtant, ne manque pas de force de persuasion.

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le 15 nov. 2019

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