Cavalier est capable du meilleur comme du pire, ces films les meilleurs étant quand même souvent ses plus grosses productions, donc ses premiers films, et il se perd souvent dans l'anecdotique quand il bricole, mais pas à chaque fois non plus. Ici c'est entre les deux en terme de prod, et entre les deux en terme de réussite. C'est doublement un film moyen. Il entreprend de dénoncer les Dictatures avec un grand D, rien que ça, avec un court film sans paroles, et concentré uniquement sur des gestes et des gros plans. On sent son amour pour un cinéma qui n'est pas forcément le sien (de Bresson à Godard) et le film est une belle tentative, même si elle n’éblouit jamais et échoue parfois.