4
97 critiques
For ever
Ou comment s'acheter une bonne conscience à peu de frais. Moodysson ne se contente pas d'un sujet archi balisé, il nous DIT quoi en penser (au cas où quelque forcené tenterait de résister à sa prise...
le 24 août 2013
Le seul intérêt de ce film de très basse qualité est l'actrice principale qui parvient à vous subjuguer par son charisme et son naturel malgré le texte ampoulé qu'elle a à dire, qui est une traduction incroyablement maladroite du Suédois par une personne qui clairement n'est pas Russe, et qui pour beaucoup d'acteurs serait impossible à jouer naturellement.
Tout le reste est lamentable : Caméra portée filmant tout n'importe comment, faux-cinéma vérité au misérabilisme forcé et lourdingue, entrecoupé de "moments pleurniche" au ralenti avec musique classique (ces effets mélodramatiques d'une beauferie ineffable que l'on trouve généralement dans les comédies), et j'en passe. Lamentable est le mot pour decrire ce réalisateur de la jet-set branchée suédoise qui parle d'un monde qu'il ne connait absolument pas, et tourne son film en Russe sans lui-même parler ni comprendre la langue et en negligeant de s'entourer d'au moins un dialoguiste qui la conaisse.
En ce qui concerne le scénario, inutile d'en ennumerer toutes les imbecilités, invraissemblances et facilités navrantes, j'en aurai pour autant de pages que le scripte en comporte lui-meme. C'est ecrit tres maladroitement pour émotionner ces normies qui ont toujours besoin d'un film de fiction pour se réveiller et prendre des bonnes résolutions comme "oh je ne regarderai plus jamais de porno". Le gros normie débile qui a pleuré durant le visionnage prend ça comme un certificat de vertu, un bon point pour virtue-signalers. Il est tout fier.
Ces beaufs inconscients dont les emotions sont si facilement manipulables croient que c'est grâce au talent artistique d'un réalisateur dans un domaine qu'ils ne comprennent absolument pas . J'ai lu des critiques disant : « Ce réalisateur, quel talent ! » C'est consternant, mais cela révèle clairement le public cible de cette production. Si vous en faites partie, j'imagine que vous serez satisfait. Mais si, comme moi, vous n'en faites pas partie, vous penserez probablement que pour toute personne un tant soit peu sensée, ce cinéaste est littéralement l'une des ordures qu'il prétend dénoncer, car en feignant de dénoncer une grave tragedie social, il présente une vision fausse et réductrice de la réalité.
Ce film est en fait non seulement une insulte a l'inteligence du spectateur (quoique justement, il s'adresse aux idiots, donc on ne peut pas l'accuser de rater sa cible) mais surtout une insulte à toutes les jeunes personnes qui chaque année sont trafiquées, traumatisées, sexuellement torturées par des gangs ultraviolents, et forcées à performer des actes immondes aux mains d'individus possédés, durant les 10 années que durent en général leur revoltante carrière d'esclave.
Les mafias organisées, les autorités gouvernementales et les organisations sociales d'aide aux enfants sont toutes de connivence, elles sont toutes en réalité là pour rendre ce trafic et cette destruction de la jeunesse possibles. Et ça, quiconque s'est un tout petit peu éduqué sur le sujet le sait. Mais ce film pas une seule seconde ne reconnait l'existence de tout cela ni de la veritable nature du calvaire des personnes traffiquees. Biensur, puisqu'il fait partie du probleme.
Pour conclure, voila une histoire completement invraissemblable par son negationisme d'une realite bien plus dure, et juste assez tristoune pour que vous puissiez vous régaler de votre petit mélodrame misérabiliste. Voir cette classe privilégiée du cinéma d'auteur utiliser un tel sujet pour se flatter tout en vous détournant de la vérité, et voir ce public d'abrutis à la larme à l'œil bienpensante, me fait penser à une phrase bien connue de Audiard : "La connerie à ce point-là, moi je dis que ça devient gênant."
Note: Pour un film de 1000x meilleure qualité sur le sujet, prenez LE TEMPS DES GITANS (1988) Emir Kusturika, et appreciez un vrai cineaste au travail au lieu de perdre votre temps avec cette merde.
Créée
le 2 janv. 2026
Modifiée
le 2 janv. 2026
Critique lue 76 fois
4
97 critiques
Ou comment s'acheter une bonne conscience à peu de frais. Moodysson ne se contente pas d'un sujet archi balisé, il nous DIT quoi en penser (au cas où quelque forcené tenterait de résister à sa prise...
le 24 août 2013
6
678 critiques
CRITIQUE Quand on fait le constat de la misère, est-ce du misérabilisme ? Je trouve personnellement que le film ne s'en sort pas si mal, n'est jamais trop écoeurant sur la forme tout en l'étant sur...
le 17 nov. 2013
5
161 critiques
Le réalisateur tombe dans le misérabilisme en essayant de nous décrire comment une jeune fille russe quitte son pays pour alimenter un réseaux sexuel suédois. Le sort s'acharne sur le jeune fille et...
le 27 juin 2013
6
183 critiques
Le public y allait pour voir The Bebel Show, c'est tout. Le reste est une production de routine, c'est repetitif et pas drole, mais c'est largement plus sympathique que les films qui aujourdhui le...
le 11 juil. 2025
1
183 critiques
Vers la fin de sa vie, Bebel fut victime de charognards qui essayèrent de gratter tout ce qu'ils pouvaient du vieillard sans défense. Parmi eux, un opportuniste nommé Huster parvint à bâtir un film...
le 6 avr. 2025
5
183 critiques
La nanarophilie est une perversion cinéphilique similaire à la scatophilie en matière de sexualité. Le nanarophile prend son plaisir à travers des films nullissimes, trames sans queue ni tête,...
le 3 févr. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème