Avec Limitless, Neil Burger propose un thriller psychologique où le NZT administré à Eddie Morra promet une intelligence hors norme.
Je me suis d’abord laissé emporter par ce concept à fort potentiel – même s’il n’est pas totalement inédit – et par un rythme soutenu, efficace, qui rend le film plutôt plaisant à suivre. Le postulat aurait pu ouvrir la voie à une véritable réflexion sur la dépendance, le pouvoir ou la conscience, mais le film se contente d’une intrigue balisée, presque naïve dans sa manière de dérouler les événements. Les incohérences s’accumulent, notamment autour des effets du NZT, jamais clairement définis. Visuellement, l’idée du zoom infini, pensée comme une plongée dans l’hyperlucidité, finit par agacer tant elle est surexploitée.
Un divertissement sans prise de tête, porté par Bradley Cooper sans éclat particulier, qui laisse un arrière-goût de facilité. Pas désagréable, mais bien en deçà de ce qu’il aurait pu être.