Avec un titre comme "Little Birds" ont pourrait s'attendre à ce que Elgin James nous conduise à un coming of age de deux adolescentes en douceur et légèreté.
Or, nous avons d'un côté Lily (Juno Temple),qui a un don pour la destruction. Lily est quelque peu l'archétype des pires cauchemars des parents sur ce que leurs enfants pourraient devenir à l'adolescence : maussade, volontaire, cruelle, suffisamment intelligente pour savoir comment blesser ses proches avec quelques mots bien choisis, mais trop bête pour savoir comment se protéger du danger.
De l'autre, Allison (Kay Panabaker), une fille timide qui se souvient d'une époque où Lily n'avait pas l'intention d'utiliser chaque mot comme un missile blessant, ou dont l'opinion d'elle-même est si basse qu'elle s'estime chanceuse d'avoir une amie. Ainsi, Allison est la seule personne qui est prête à tolérer ses abus.
Les deux jeunes filles décident de quitter leur ville pour rejoindre L.A, et retrouvent une bande notamment Jesse (Kyle Gallner) qui profitent de la vulnérabilité de Lily en l'enrôlant dans leurs projets criminels, tandis qu'Alison, complice réticente, fait de son mieux pour s'opposer à la situation en restant à l'écart.
Par conséquent, "Little Birds" ne parle de rien d'autre que des impulsions qui poussent les âmes égarées à vouloir appartenir à quelque chose de plus grand qu'elles. Au final, Lily ne fait que se fuir elle-même et qu'un changement géographique ne rendra pas sa vie moins malheureuse. Si elle veut éviter le malheur qu'elle sent chez les autres, elle devra d'abord apprendre à s'aimer elle-même.