6
le 12 janv. 2013
SuivreUne année de recherches
Lola a vraiment tout pour aller bien. Sur le plan sentimental, elle est fiancée et prépare son mariage. Sur le plan du travail, elle termine une thèse sur la littérature française. ça va donc...
« Lola Versus » de Daryl Wein ambitionnait de dresser un portrait générationnel sincère sur la crise affective d'une trentenaire moderne. Mais derrière cette promesse séduisante se cache un film creux, qui enchaîne platement les poncifs sans jamais atteindre la moindre authenticité émotionnelle.
Lola, interprétée par une Greta Gerwig pourtant talentueuse, erre d’un échec à l’autre dans une succession de scènes prévisibles et désincarnées. Le personnage principal, censé être le cœur battant du récit, ne parvient jamais à devenir autre chose qu’une esquisse malhabile. Ses réactions semblent dictées par le besoin de cocher des cases narratives plus que par une véritable construction psychologique. En conséquence, toute tentative d'identification ou d'empathie est rapidement étouffée par la vacuité de l'écriture.
Le problème ne s'arrête pas là : la mise en scène, d’une platitude désolante, se contente d'aligner des séquences sans âme, incapables d'installer le moindre souffle dramatique ou la plus petite originalité visuelle. L’humour, qui aurait pu apporter un contrepoint salutaire au drame sentimental, tombe souvent à plat, donnant au film des allures de comédie molle, ni drôle, ni touchante.
Derrière un vernis d'air du temps — rupture, errance, quête de soi —, « Lola Versus » échoue à proposer la moindre réflexion un tant soit peu incisive sur les thématiques qu’il aborde. Ce qui aurait pu être une exploration fine des attentes sociales et des doutes intimes devient un enfilage de scènes convenues, sans relief ni audace.
Ma note de 4/10 traduit ainsi une profonde déception : celle d'un film qui semble croire que sa seule contemporanéité suffit à masquer son manque d'inspiration. On assiste, en définitive, non à une véritable quête intérieure, mais à un simulacre vidé de sa substance.
« Lola Versus » ressemble alors moins à une traversée du désert existentielle qu’à une promenade sans but dans les ruelles sans charme d’un cinéma indépendant en pilotage automatique.
Créée
le 28 avr. 2025
Critique lue 17 fois
6
le 12 janv. 2013
SuivreLola a vraiment tout pour aller bien. Sur le plan sentimental, elle est fiancée et prépare son mariage. Sur le plan du travail, elle termine une thèse sur la littérature française. ça va donc...
5
le 11 nov. 2012
SuivreLes Lola auront subi un réel affront cinématographique avec LOL puis son remake américain LOL USA. Il fallait donc une bobine pour en laver le nom, et Lola Versus s’est présenté, renouant avec le...
1
le 23 janv. 2016
SuivreAlors là, on tient un second film ennuyant de la semaine avec une comédie de Daryl Wein sortie en 2012. En fait, ce film n’est pas un film mais une histoire d’une femme, Lola (Greta Gerwig) qui va se...
8
le 30 avr. 2025
SuivreAujourd’hui, je vous parle de The Pervert’s Guide to Ideology, un documentaire réalisé par Sophie Fiennes en 2013, avec le philosophe Slavoj Žižek. J’ai mis 8/10 à ce film, parce qu’il m’a...
8
le 30 avr. 2025
SuivreDans son film Après mai (2012), Olivier Assayas dresse un portrait sensible et nuancé de la jeunesse française du début des années 1970, marquée par l'héritage de Mai 68. À travers le regard de...
9
le 3 juin 2025
SuivreBattlestar Galactica (2004) n’est pas seulement une série de science-fiction, c’est un laboratoire politique sous haute tension. Si je lui ai mis 9/10, c’est parce qu’elle réussit à conjuguer tension...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème