Lord of war, le saigneur de la guerre - Par le Cidre
Voilà l’histoire presque vraie d’un vendeur d’armes qui souhaite que ses acheteurs tirent dans le vide et ratent leur cible. C’est toute l’absurdité de ce monde. Avec l’Ukraine, le Congo, la Palestine, l’Iran, le Liban… Le film n’a pas vieilli et son sujet est intemporel : Il y aura toujours un seigneur de la guerre car la mort rapporte plus que la vie. À l’Image des comédies vulgarisant l’économie telle que « Big Short » ou « Wolf of Wall Street », ce gentil film dénonce sommairement les trafiquants d’armes sans politiser son propos. Ce n’est ni un pamphlet, ni un pavé dans la mort, juste un film plutôt très bien fait avec des dialogues souvent croustillants à base de punchlines. C’est peut-être le problème chez Andrew Nicoll, de Gattaca à Time Out, le cinéaste n’ose jamais aller plus loin que la fable standardisée du tout-public, sorte d’œuvre uniforme et monolithique qui plaira à tout le monde. Mais subtilité et subversion peuvent tout à fait s’entendre. L’engagement, ce n’est pas une ligne de 15 secondes sur les cinq membres permanents de l’ONU à la fin d’un film de 120 minutes. On salue toutefois le travail documenté et la tentative d’en parler. Mais pourquoi envelopper tout l’arsenal dans cette dramatisation naïve ? Le chef-d’œuvre arrivera-t-il avec le prochain film des marchands d’Armes, « Lords of war » ?