Obsession, le souhait des hommes - par le cidre
Voilà une leçon de cinéma de genre : quatre acteurs, trois décors, un accessoire. La belle surprise du mois de mai (de l’année ?) c’est cette romance horrifique, ou cette horreur romantique, qui fait du neuf avec du vieux en assumant totalement tout : l’absence de moyen (acteurs inconnus, film passé quasi-inaperçu), son dispositif ultra simple (la peur vient plus de ce qu’on ne voit pas), l’absurde (l’argent tombe d’on ne sait où)…
Sur le papier, le film a le parfait itinéraire de la série Z. Mais un petit génie aux manettes en fait un film d’horreur efficace qu’on n’oubliera pas de sitôt. L’histoire date de la nuit des temps et pourtant, ça fonctionne. Les acteurs sont très bons, l’ambiance est pesante, la tournure des événements attrayante et le tout sert un message évident : « L’homme est un homme pour la femme. Cette dernière n’est qu’un corps à remplir, une carcasse à subir ».
Une vision bien effrayante de l’Amour de par son ancrage social. Vite, vite, une personne pour un souhait, I have a wish…