Lassé d'être considéré comme un simple amuseur public crétin, Steve Martin s'offre un scénario à sa mesure : il va y mettre toute son érudition, sa folie, ses obsessions et ses angoisses... Et en plus à la fin il se tape sa femme !
Après sa relecture moderne de Cyrano, il s'attaque au Songe d'une Nuit d'Eté, une histoire rocambolesque et truculente d'amants éconduits, de professionnels de l'entertainment et de surnaturel. Il y a aussi un morceau d'Hamlet et une Tempête.
Située dans un Los Angeles poussé à l'extrême aussi bien dans les manières de ses habitants que dans l'absurdité généralisée de la vie même sur cette faille continentale imprévisible, cette historiette d'amour va visiter musées, cafés, restaurants chics, magasins de vêtements et bien sûr l'autoroute, où se tient un panneau d'affichage bienveillant, amateur de mots croisés.
LA Story est un film foisonnant... non, surabondant ! Il se plait à perdre le fil de son intrigue, pourtant basique, dans un tourbillon de détails déments, aliénés, parfois incompréhensibles à première vue. Steve en profite pour placer des tas de potes dans d'improbables caméos et nous fait part de ses états d'âme en tant que résident modèle de cette mégalopole décadente à la moindre occasion.
Et puis c'est dans ce film que j'ai entendu Enya pour la première fois, donc c'est un peu mon Seigneur des Anneaux à moi, quoi...