Lost Highway est probablement l’un des films les plus déroutants et hypnotiques de David Lynch. Sorti en 1997, il agit moins comme un récit classique que comme une expérience mentale : une plongée dans la culpabilité, le désir, la jalousie et la fragmentation de l’identité.
Ce qui rend le film fascinant et parfois frustrant c'est sa logique du rêve. Lynch refuse toute explication claire. Le récit fonctionne par associations émotionnelles plutôt que l'appartenance. Pete pourrait être un fantasme de Fred, une seconde chance imaginaire créée pour fuir la culpabilité du meurtre. Renée et Alice (toutes deux jouées par Patricia Arquette) semblent représenter deux visions masculines contradictoires de la femme : inaccessible d’un côté, hypersexualisée de l’autre. Le mystérieux “Mystery Man”, avec son visage blafard et son sourire vide, agit comme une incarnation du subconscient, de la vérité impossible à fuir ou bien la mort.
Cette œuvre reste une expérience a vivre et nous sommes obligé de se laisser emportant par nos émotion, c'est ce que Lynch essayera de faire tout au long de sa carrière de cinéaste.