Un film de gonzesse, que j'ai commencé par dire lorsque l'on m'a proposé de le regarder. Puis, bon, j'me suis décidé à m'asseoir dans le canapé et à faire mine de m'intéresser au film. Les premières images apparaissent, la musique avec. Très vite, je suis comme happé : par la beauté visuelle, à son paroxysme du début à la fin. Par la prestation d'un Bob Harris magnétique en vieille star sur le déclin. Par la sublime Scarlett Johansson, plus belle que jamais, dans le rôle de sa vie, tout en charme, en sobriété, en discrétion. Par la bande sonore extraordinaire enfin. Combien de fois depuis que j'ai vu ce film me suis-je repassé "Sometimes", des Bloody Valentine et cette voix mystérieuse de Kevin Shields si lointaine et si proche à la fois ? Je ne sais pas. Ce que je sais en revanche, c'est que lui et les acteurs m'ont tiré les larmes des yeux, éblouis par tant de beauté. Non pas que le film soit triste en soi. Au contraire, je le trouve optimiste : il cherche à montrer que par la force des relations humaines, du contact, on peut toujours échapper à l'absurdité de l'existence, de notre présence dans un monde qui n'est pas sensé être le nôtre. Même si c'est toujours fugace, le bonheur existe. Ce film fait partie de ces instants fugaces.
Dimitri_L_hours
10
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le 19 août 2014

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