Suite à un incident, la jeune Marion fugue du domicile familial et démarre une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, elle retrouve la trace de sa soeur et de sa mère, réapprend à les connaître sans dévoiler son identité…
Premier long-métrage pour Nicolas Keitel qui réalise ici un drame familial sur fond de quête identitaire. Le sujet est lourd et on sent que le réalisateur souhaite alourdir son propos dans du pathos dont on se serait bien passé. C’est typiquement le genre de film dit "lacrymal" qui n’attend qu’une chose, que vous daignez verser une p’tite larme afin que le résultat tant espéré soit enfin là.
Nul doute concernant Louise (2025), c’est un beau film, avec un sujet difficile mais pour autant, il nous est impossible de nous sentir embarqué au coeur de cette drame familial, il manque ce je-ne-sais-quoi qui va vous prendre à la gorge et vous tenir en haleine jusqu’au dénouement final. L’autre gros problème ici, réside dans la direction artistique, avec d’un côté, Diane Rouxel (excellente actrice au demeurant) qui peine à extérioriser ses émotions et s’avère trop inexpressive et de l’autre, Cécile de France qui n’est pas aidé là non plus, avec ce rôle de mère naïve avec des dialogues qui ne lui correspondent pas.
C’est à la fois poussif et maladroit, malgré de bonnes intentions, un sujet difficile et d'excellentes actrices.
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