Sans plus vraiment. Les histoires se déroulant à la campagne et de préférence dans une ferme ont la cote, semble-t-il. Rien à voir avec un film sur l'agriculture ou sur la condition des paysans les plus modestes qui un jour ou l'autre se trouvent à la croisée des chemins, pour le pire la plupart du temps.
Louloute est la fille aînée puînée de la famille. Enfant rêveuse, elle semble être le réceptacle des soucis et des tensions de la famille pour les transformer en une longue mélancolie. Elle aurait pu être née dans une famille ouvrière ou de citadins des classes moyennes et réagir de même, la relation de causalité étant loin d'être établie.
Ce ne sont pas quelques allusions à l'endettement chronique des paysans, la difficulté à envisager de gaieté de coeur une réorientation de l'activité de la ferme qui changent quoi que ce soit à un film qui s'apparente à un pensum plutôt soporifique. Après la première demi-heure, je me perdais en conjectures, me demandant ce qui pouvait bien se passer qui éventuellement ferait rebondir l'affaire. Le coup de théâtre étant difficilement envisageable au vu du rythme du film, la relance improbable, je me suis doucement assoupi attendant l'heure de la traite.