6
8274 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Désolé pour le souverain poncif mais Love never ends colle parfaitement à ce fameux passage "du rire aux larmes" revendiqué par de nombreuses œuvres dont la plupart sont hélas plutôt du genre "de la consternation à la sidération." Mais revenons au long-métrage de Ha Yan que l'on qualifiera, faute de mieux, de dramédie romantique, dont la cible semble évidente : le public des seniors. De la vie sentimentale de ceux-ci, il en question à travers ses deux personnages principaux, mais aussi via d'autres protagonistes censés représenter tous les états de l'amour : malheureux, impossibles, inaltérables. Mais, bien plus largement, le film raconte ce qu'est la vieillesse avec ses remords, la maladie, le deuil ou encore l'incompréhension des plus jeunes générations. Love never ends étonne par son rythme effréné et ses dialogues rapides, qui laissent à peine la possibilité de lire les sous-titres. Il se révèle très efficace dans le mélange des genres, faisant se succéder scènes burlesques et moments tragiques mais toujours dans le but de donner toute sa dignité à une population, certes au crépuscule de sa vie, mais capable d'éprouver des emballements amoureux qui n'ont rien à voir avec l'âge. Interprété avec fougue et conviction par ses remarquables interprètes, le film est très manipulateur (et alors ?) dans son entreprise de séduction, tendre, rebelle et un peu désespéré comme le proclame le tee-shirt du héros du film, à l'effigie de Nirvana.
Créée
le 20 janv. 2024
Critique lue 209 fois
6
8274 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8274 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8274 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème