Love Next Door (2012), réalisé par Julian Farino, est de ces films qui laissent une impression persistante d’inachevé. Avec une note de 4/10, mon ressenti oscille entre frustration et résignation tant le potentiel initial est gaspillé au profit d'une narration paresseuse.
Dès les premières minutes, le manque d’originalité du script saute aux yeux. Tout semble calqué sur des modèles éculés sans jamais chercher à en subvertir les codes ou à insuffler une quelconque authenticité. Les rebondissements sont attendus, les dialogues manquent de mordant, et l’ensemble donne la désagréable impression d’avoir déjà été vu – en mieux – des dizaines de fois.
Le film échoue également là où la comédie romantique doit briller : ses personnages. Au lieu de figures attachantes et nuancées, Love Next Door nous propose des caricatures en pilote automatique. L'alchimie censée naître entre les protagonistes semble forcée, presque mécanique, empêchant toute implication émotionnelle. Le spectateur n’est jamais invité à croire à cette histoire d'amour, tant elle paraît artificielle.
Julian Farino livre une mise en scène fonctionnelle mais sans éclat. Aucun choix visuel fort, aucune prise de risque narrative : l’ensemble se contente de suivre les rails d’un cahier des charges impersonnel. Si certaines scènes parviennent sporadiquement à faire sourire, c’est davantage grâce à des réflexes d’écriture qu’à une véritable inventivité.
Je reconnais malgré tout quelques îlots de fraîcheur : quelques seconds rôles bien tenus et une bande-son discrète mais efficace apportent un soupçon de vie. Dommage que ces réussites isolées soient noyées dans un flot de banalités.
Love Next Door est une œuvre sans passion ni conviction, qui échoue à captiver aussi bien le cœur que l’esprit. En se reposant sur des formules usées et en refusant toute audace, le film finit par tomber dans l’indifférence, là où il aurait pu susciter l’émotion. Un divertissement vite vu, aussitôt oublié.