Il est scientifiquement et philosophiquement prouvé que l’alcool contient des hormones féminines : on parle beaucoup, on dit des conneries, on se trompe de partenaire sexuel, on tire sur tout ce qui bouge et on conduit comme un pied !
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Ca commence d'une manière fort peu captivante lorsque votre avenir ne s'annonce pas tout rose...
Ce vaudeville pendant la guerre se déroule dans une Alsace encore occupée par les boches, en 1918...
Luise, une jeune femme de vingt-cinq ans probablement pucelle qui vit isolée dans un milieu désertique, voit surgir dans sa ferme Hélène, qui est en fuite devant un soldat qui veut l'arrêter ! Luise est orpheline de père, et sa mère vient de décéder... Ca commence mal pour elle la vie !
Elle entretient tant bien que mal les champs, et la basse-cour, enfin ce qu'il en reste, lui permet de manger : quelques poules (avec un renard à l'affût) une vieille vache qui donne encore un peu de lait et pas du chocolat comme Milka se laissait aller à nous le faire croire...
Surgit Hermann, le poursuivant, dans un triste état et blessé... Il affirme qu'Hélène a tué son chef d'un coup de couteau parce qu'il voulait la violer... Il risque lui, de passer pour un tueur déserteur...
On va vivre un huis-clos intégral avec cette vie commune à trois et si vous aviez été scénariste, comment auriez-vous meublé, vous, quatre vingt-dix minutes de pellicule ?
Histoire d'innover un peu, on verra aussi un capitaine allemand débarquer avec deux acolytes à la recherche des fuyards... Pas très futes-futes, il ne trouveront pas la planque de ceux-ci et repartiront bredouilles...
Comme nous après avoir vu ce film... Qui doit son existence aux contribuables...
Pourtant, l'allemand Matthias Luthardt (1972), réalisateur et scénariste dont c'est le second long-métrage, après Ping-Pong en 2006 qui n'a pas laissé un souvenir mémorable, voulait être musicien mais la musique ne voulant pas de lui, nous crée ce vaudeville à l'allemande : une étrange ambiance d'angoisse et de suspense dans cette espèce de ménage à trois...
Qui n'a toutefois rien d'érotique ni de bien passionnant... Vous seriez déçus...
Bien sûr, on est en guerre et les personnages boivent et fument pour oublier...
Voyant des clopes superbement roulées et même avec bouts filtres, je subodorais l'anachronisme, mais non : dès 1880, on pouvait ne plus rouler ses clopes soi-même...
Quand à savoir si les soldats les avaient gratuites ?...
Bien, sûr cette histoire se termine en queue de boudin (comme toutes les guerres) mais il faut quand même reconnaître le talent des trois principaux acteurs inconnus, qui se complètent à merveille à cultiver une romance à l'acide sulfurique dans sa psychologie, mais pas dans ses images. Le plus souvent glauques, mais on n'est pas sur la côte d'azur mais à Gérardmer et ses environs...
Les amoureux de la nature regretteront la mort d'un renard...
Finalement, on se demande si ce récit n'eut pas mieux convenu à l'intimisme d'une salle de théâtre...
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Arte le 12.09.2025-