C'est le dernier film de Masaaki Ohsumi, qui fut le réalisateur des premiers épisodes animés de Lupin III, et donna à la série une originalité en la tirant dans une direction plus adulte.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, loin de là, mais il y a des originalités.
- Lupin III a pour antagoniste un marchand d'armes qui dispose d'une base secrète sur une île non loin d'Hawaï, et qui récupère tous les surplus des armées pour déclencher des guerres. Il y a beaucoup d'action, d'autant que Zenigata (un peu trop pitoyable dans cet opus) a été remplacé par une sorte d'hybride entre Stallone et Schwartzenegger. Tout cet épisode respire les actioners des années 1990.
- Une intrigue autour du passé de Jigen, c'est suffisamment rare pour être noté. Bon, il doit faire face à la fille d'un homme qu'il a abattu, rien de très profond non plus, mais saluons l'effort.
- Sans doute un des vols les plus spectaculaires de la série : l'équipe dérobe rien moins qu'un sous-marin nucléaire soviétique de dernière génération. Toute la partie de l'intrigue incluant le sous-marin est chouette.
- Un curieux chewing-gum qui explose dans les dix secondes qui suivent son machouillage. A utiliser avec prudence !
Il y a tout de même des faiblesses indéniables :
- les dernières vingt minutes tournent en rond, avec de l'action très bas du front et prévisible, et quelques punchlines indignes de Lupin III.
- La pseudo-mort de Jigen et Goemon est cousue de fil blanc, on n'y croit pas une seconde.
- Le character design n'est vraiment pas foufou, en particulier Fujiko (qui ici ressemble à une version animée d'Indiefoxx). Il n'y a que Zenigata et Jigen qui s'en tirent sans trop de mal.
- L'animation est d'assez mauvaise qualité. C'est dommage car au niveau des décors il y avait du soin. Mais ça bouge parfois assez mal.
Un épisode qui se veut plus musclé mais est au fonds assez nanardesque.