Film de la fin de l'âge d'or du cinéma mexicain (i.e. schématiquement les années 50), Macario dépeint la réalité des paysans dans un quotidien âpre et cruel. Il a été le premier film mexicain sélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger.
Rapidement, par la triple rencontre faite par le personnage titre, ce drame s'approprie des attributs relevant du cinéma fantastique. Nous sommes alors face à un film hybride très convaincant. La mort qui accompagne Macario se révèle être le thème central du récit, mais à aucun moment Roberto Gavaldón n'use d'aspects morbides. Il s'attache, à bon escient, à ancrer son film dans les croyances et les traditions de son pays et de ses habitants. C'est intelligent et très bien réalisé. Seul un ton un peu moralisateur dans sa deuxième partie vient jeter un voile sur ce long métrage lumineux dont la photographie est remarquable.