(...) L’interprétation monolithique, glaciale et habitée de tous les personnages fait ressortir la folie à l’état pur qui hante cette rencontre magistrale entre une pièce de théâtre avec une mise en scène que seule le cinéma peut permettre. Entre deux morceaux de bravoure immenses que sont le prologue et le grand final, on pensait visuellement avoir tout vu lors de ce Festival. Bien tort nous en a pris. Au risque de se répéter (tant pis), on découvre avec MACBETH une nouvelle merveille de photographie avec l’utilisation de filtres donnant naissance à des couleurs dont on ignorait presque l’existence, hormis le rouge faisant écho à la folie ambiante et une certaine idée de l’enfer s’abattant sur ces personnages. La symbolique ne s’arrête pas là, en témoigne les formes de certains décors, leur symétrie et leur frontalité dévoilés lors de travellings avant millimétrés. Les ralentis sont judicieusement utilisés et donnent lieu à baver devant de formidables tableaux vivants, suspendus un court instant. Un nouveau bijou esthético-technique en somme (...)
L'intégralité de la critique de Loris, pour le Blog du Cinéma