"C'est mucho la classe" (donc) ou pas. Le film aurait dû être titré "Machete kills too much" et le prochain "ever killed too much".
J'avais apprécié le précédent pour son côté novateur (disons qu'un Mexicain avec une gueule de méchant, qui tue un gouverneur américain, pour moi, ça reste novateur... sauf si Dora l'exploratrice prévoit de chipper le M4 modifié de Chipper) et cool (le mot est has been mais moi j'aime bien).
Mais quelque chose a changé. Rodriguez a sans doute souhaité faire plus avec cet opus. Il en a fait trop. Genre des tonnes. Y a pas une scène qui ne dure plus de 7'53 (j'ai toujours un chrono sur moi) sans qu'un personnage qu'on pensait important ne soit massacré (je ne spoile personne, mais je n'en pense pas moins).
Machete kills, qui donne dans la surenchère donc, ne m'a fait sourire que pour ses clins d'œil, quelques répliques, et une ou deux morts grotesques. Rien de plus. J'ai beaucoup baillé, et la bande annonce de Machete kills again m'a donné envie de rester chez moi (ou de faire autre chose que d'aller au ciné, sauf si on me trouve la bonne argumentation) pour le prochain.
Plutôt que de faire un film américain qui a dû coûter muchos pesos, il aurait été plus raisonnable pour Rodriguez de délocaliser en Inde. Parce que pour moi, son Machete n'est plus un film qui se moque des nanars : c'est devenu un blocknanarbuster (nanar à gros budget). Et ça c'est dommage.