Mad Max fait partie de ces projets cinématographiques parti de quasi rien. 350.000$ seulement de budget et beaucoup de passion ont été transformé en un film culte et introduit l'un des acteurs les plus controversés de ces 30 dernières années. Mel Gibson fait effectivement une entrée tonitruante sur les grands écrans. Mad Max l'introduit subtilement, des bottes aux lunettes, en passant par des vues de dos, via le rétro, le visage de Mel Gibson est lui divulgué pour la première fois qu'une fois son premier "méchant" du cinéma terrassé. Dantesque ! Et pourtant, nous ne parlons pas encore de Mad Max, mais de Max tout court. Le premier opus met en effet plus d'1h10 pour expliquer pourquoi Max perd les plombs ! Une bonne vieille vengeance personnelle basée sur la perte de son ami, sa femme et son fils à cause d'une justice laxiste (tiens un petit côté Dirty Harry), rien de tel ! Mad Max prend pour cadre un univers post-apocalyptique aux mains des loubards et des punks, choix logiques, quoique caricaturale en cette année 1979. Il n'empêche Mad Max empoigne le téléspectateurs à tout vitesse et on est électrisé. Le film a beau avoir été réalisé de façon maladroite (accélérés, faux-raccords, mal structuré...), violent et immoral, il en reste pas moins que ce côté dérangeant est extrêmement jubilatoire ! Il inspira d'ailleurs de très nombreuses copies de mauvaises qualités. Pour résumer, ce premier Mad Max respire le cheap, le cuir, le gasoil, le bitume et les pneus crissant, et ce n'est que le début...