J’ai découvert Mad Max en 2025, et je l’ai regardé comme un film isolé, pas comme “le premier d’une saga culte”. Et franchement… c’est un drôle d’objet.
Sur le papier, c’est un western : le désert en guise de Far West, des gangs à moto à la place des cow-boys, une police dépassée, et un héros solitaire qui se transforme en justicier. Là-dessus, rien à dire, ça marche super bien.
Mais la mise en scène est hyper bancale. La première poursuite est trop lente, les plans durent des plombes, le montage donne un faux rythme, et quand Max sort enfin comme un héros, ça coupe trop vite. Bref, le tempo est à l’envers. Et la musique orchestrale, très hollywoodienne, sonne complètement à côté du côté fauché et rugueux du film. Ajoute à ça Mel Gibson qui joue au James Dean au milieu d’australiens crades, et t’as un décalage chelou.
Mais… et c’est là que c’est cool : tu sens que George Miller cherche son langage. C’est maladroit, c’est bâtard, mais c’est un film de recherche. Le western qui se transforme en proto-film post-apo. Et même si c’est pas encore la légende, c’est déjà le brouillon de la légende.