J'avais gardé un souvenir plutôt positif du premier Maison de retraite. Ce n'était pas un film exceptionnel, mais il avait réussi à me surprendre par sa sincérité. Je m'attendais à une comédie française classique et finalement, j'avais passé un moment plutôt chaleureux, avec quelques scènes vraiment touchantes. C'est justement pour cette raison que cette suite m'a autant déçu.
Très rapidement, j'ai eu l'impression de revoir le même film, mais en moins inspiré. Dès les premières minutes, j'ai senti que le scénario cherchait surtout à reproduire ce qui avait fonctionné auparavant sans réellement apporter quelque chose de nouveau. Au lieu de retrouver le charme du premier opus, j'ai surtout eu la sensation d'assister à une copie plus fade de ce que j'avais déjà vu.
L'humour est probablement ce qui m'a le plus frustré. Là où je souriais assez naturellement devant le premier film, je me suis retrouvé ici face à des blagues qui m'ont semblé beaucoup plus forcées. J'ai souvent eu l'impression que le film insistait lourdement sur certains gags, au point de les rendre prévisibles avant même leur chute.
J'ai également eu du mal à retrouver l'attachement que j'avais développé pour les personnages. Leur évolution m'a paru soit répétitive, soit complètement oubliée. Plus le film avançait, plus je ressentais une forme de stagnation, comme si cette nouvelle aventure existait simplement pour prolonger artificiellement l'histoire.
Ce qui m'avait le plus marqué dans le premier film était sa capacité à glisser quelques moments d'émotion sincères au milieu de la comédie. Ici, ces passages m'ont rarement touché. Au contraire, j'ai souvent eu le sentiment que le film essayait de provoquer l'émotion sans réellement la mériter, ce qui m'a laissé assez distant face à plusieurs scènes pourtant censées être importantes.
Je ne peux pas dire que Maison de retraite 2 soit un désastre complet. J'ai vu bien pire, et le film reste regardable du début à la fin. Mais en refermant cette parenthèse, je suis surtout resté avec l'impression d'une suite qui existe davantage parce que le premier a fonctionné que parce qu'il restait quelque chose à raconter.
Au final, ce n'est pas tant un mauvais film qu'une déception. Et parfois, c'est presque pire. Parce que je savais qu'il était capable de beaucoup mieux.